Le Diagnostic de Performance Énergétique, plus connu sous l’acronyme DPE, n’évalue pas seulement la consommation énergétique liée au chauffage. Il prend aussi en considération la capacité d’un logement à conserver une température agréable lors des périodes estivales, sans s’appuyer sur la climatisation. Cet aspect, souvent symbolisé par une icône spécifique sur le rapport du DPE, mesure la manière dont votre habitat résiste naturellement aux vagues de chaleur.
En ce qui concerne la note attribuée au confort d’été, elle se décline en trois niveaux : insuffisant, moyen ou bon. À noter que les dispositifs de climatisation, qu’ils soient récents ou puissants, n’entrent jamais dans le calcul. Ce classement repose uniquement sur des caractéristiques structurelles du bien.
Les critères essentiels évalués par le DPE
Le calcul du confort d’été, selon les règles en vigueur, s’appuie sur cinq points principaux qui influent directement sur la capacité d’un logement à rester frais :
- L’isolation sous le toit : Une isolation efficace de la toiture constitue un rempart indispensable contre la chaleur excessive, le toit étant la surface la plus sollicitée par les rayons solaires en été.
- L’inertie thermique : Les matériaux massifs comme la pierre ou le béton ralentissent la montée en température en accumulant la fraîcheur nocturne, diffusée lentement durant la journée.
- Les dispositifs de protection solaire extérieurs : Volets, persiennes ou stores installés à l’extérieur des fenêtres exposées à l’Est, au Sud et à l’Ouest participent grandement à limiter l’entrée de la chaleur, tout comme ceux placés sur les fenêtres de toit.
- La ventilation traversante : Un logement traversant, c’est-à-dire doté d’ouvertures sur au moins deux façades opposées, favorise la circulation naturelle de l’air et le rafraîchissement nocturne.
- Les ventilateurs de plafond : Seuls les brasseurs d’air fixes, comme les ventilateurs installés au plafond, sont pris en compte, à l’exclusion des modèles mobiles.
À propos des petites fenêtres et de leur impact
Les ouvertures de taille modeste, en particulier lorsqu’elles se situent au sud et ne disposent pas de volet, ne sont généralement pas prises en compte, à condition de remplir deux critères : une surface inférieure à 0,7 m² et représenter moins de 10 % du total des surfaces vitrées du logement. Toutefois, cette règle ne s’applique pas aux fenêtres de toit, qui, sans protection solaire, sont toujours comptabilisées, peu importe leur dimension.
Comment identifier un logement traversant ?
Pour déterminer si votre logement bénéficie d’une ventilation naturelle optimale, il suffit d’examiner la répartition des fenêtres. Si aucune façade n’abrite à elle seule 75 % ou plus de la surface totale vitrée, le logement peut être considéré comme traversant. Cela augmente sensiblement ses capacités de rafraîchissement par renouvellement nocturne de l’air.
Des solutions pour optimiser votre confort en été
Plusieurs interventions peuvent sensiblement améliorer le confort d’été et, par la même occasion, votre score sur le DPE :
- Installer des volets, des stores ou des persiennes sur les façades exposées et sur toutes les fenêtres de toit.
- Renforcer l’isolation du toit pour limiter la pénétration de la chaleur.
- Ajouter des ventilateurs fixés au plafond pour faciliter la sensation de fraîcheur.
- Privilégier l’isolation des murs par l’extérieur afin de préserver l’inertie thermique.
Pour le quotidien, certains gestes simples aident à garder un intérieur agréable :
- Maintenir fermées les protections solaires durant la journée.
- Aérer abondamment la nuit, afin d’évacuer la chaleur accumulée.
- Éviter de régler la climatisation sous les 26°C si elle est présente.
Bénéficier d’un accompagnement personnalisé
Un professionnel du diagnostic peut vous aider à mieux comprendre votre DPE et à identifier les actions les plus efficaces pour accroître le confort thermique de votre habitation en été. N’hésitez pas à solliciter un expert pour un conseil sur-mesure, adapté à votre situation et à la configuration de votre logement.